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Les Racontars de Victor Maculan

  • Boeing et Ryanair, c’est ….. le pied !

    septembre 21st, 2024

    J’ai fait un petit voyage de trois jours dans la province de Venise (ne rêvez pas, c’était pour le travail).
    Pour m’y rendre, j’ai le choix entre plusieurs compagnies aériennes. Cette fois, j’ai opté pour Ryanair. L’avantage de cette compagnie, c’est qu’elle est souvent la moins chère. Et pour cause : avec Ryanair, on fait toujours une partie du voyage à pied. Le grand patron, le fameux Michael O’Leary, préfère que ses avions soient en vol plutôt qu’immobilisés au sol. Alors croyez-moi, ça tourne ! D’où la marche à pied pour se rendre à l’avion dès qu’il a atterri (sans jeu de mots). Une fois vidé de ses passagers, les nouveaux embarquent aussitôt et l’avion peut redécoller dans la foulée. Il faut que ça vole, je vous dis !

    Mais voilà, ces derniers temps, Ryanair connaît quelques déboires.

    Pour des raisons économiques et de facilités de maintenance, la compagnie utilise exclusivement des Boeing 737-800, d’environ 200 places. Jusqu’à présent, c’était un excellent avion. Ryanair en a commandé des milliers, et continue de le faire. Michael est le plus gros client de Boeing et sait comment obtenir les meilleurs prix (parfois en dessous du coût de revient, paraît-il). C’est peut-être ce qui explique les difficultés de Boeing à « make money », comme on dit aux États-Unis. Boeing est contraint de traquer les moindres frais injustifiés, de compresser tous les coûts, y compris les salaires, sauf celui du PDG, bien sûr.

    De plus, pas de chance pour Boeing, il doit actuellement faire face à un concurrent redoutable qui enchaîne les succès avec des avions souvent moins chers et plus performants. Vous le connaissez sûrement : Airbus.

    Mais à force de chercher à économiser, la qualité et la sécurité des avions en pâtissent.

    Boeing accumule les incidents techniques en plein vol : des portes arrachées, des trains d’atterrissage qui se décrochent, des roues qui tombent sur la tête des passants, des pièces de moteur qui s’envolent. Il faut absolument stopper cette hécatombe. Michael est furieux, et je ne vous parle même pas de sa colère. À chaque panne d’un 737, il réclame des dommages et intérêts à Boeing.

    Résultat : le PDG de Boeing a été remercié (avec une belle prime, cela va de soi), et depuis, les choses commencent doucement à s’améliorer chez l’avionneur. C’est rassurant pour les passagers qui voyagent sur les Boeing 737 de Ryanair.

    Vous vous demandez où je veux en venir avec cette histoire qui commence à durer ?

    Eh bien, voilà : avec d’autres voyageurs, j’avais embarqué dans un avion Ryanair pour un vol de Trévise à Paris-Beauvais, fief de la compagnie en France. L’avion est plein, tout le monde est installé, les portes sont fermées et nous roulons vers la piste de décollage. Mais à peine avons-nous fait 100 mètres que l’avion retourne au parking. Que se passe-t-il ? Déjà que nous avions une heure de retard… Finalement, on nous explique qu’il y a un incident technique mineur qui prendra une heure ou deux à être réparé. Nous sommes donc débarqués avec nos bagages et retournons dans l’aérogare. Depuis les vitres, nous voyons les techniciens s’affairer sur le moteur gauche (apparemment, ce moteur avait déjà eu un incident, ce qui expliquait le retard). Incident mineur ? Tu parles, Charles !

    Bref, tout cela pour dire que Boeing fait vraiment des gros progrès. Il y a encore quelque temps, les incidents survenaient toujours EN VOL, mais maintenant ils se produisent au SOL. Indéniablement, la sécurité s’améliore : c’est ce qu’on appelle la « sécurité renforcée ».

    Petit conseil pour les boursicoteurs : achetez des actions Boeing maintenant, car elles sont au plus bas. Et si les progrès continuent, elles finiront bien par « s’envoler ».
    Ah, j’oubliais : on nous a changé d’avion pour le vol retour vers Paris. C’était sans doute préférable.

    Victor Mac le 28/04/2024


  • Une simple histoire tragi-comique

    septembre 21st, 2024

    Cette histoire est fantastique, sinon drôle, mais, à la fin, surtout tragique.
    C’est vrai que les rêves ou les fantasmes de l’homme sont sans limite. L’histoire de l’humanité nous en a donné de nombreux exemples. Sur le plan littéraire, on a même inventé un genre : la science-fiction.

    Dans ses rêves et sa quête, l’homme espère toujours un avenir meilleur pour lui-même et pour ses semblables. Cela étant dit, revenons à notre histoire.

    Un voyageur iranien, de retour d’Afghanistan, s’est confié à quelques proches. Pendant son séjour, il a rencontré des universitaires. Eh oui, il y a des universités dans ce pays dirigé par les Talibans (mot afghan signifiant « étudiants »). On peut même dire que l’Afghanistan est une immense université réservée aux hommes, dont les femmes sont exclues.

    D’après ce voyageur, il semblerait qu’un groupe de Talibans ultra-radicaux, pour ne pas dire déviationnistes, développe un programme secret de recherche génétique sur l’hermaphrodisme.
    Késaco ? Comme disait mon boulanger préféré.

    L’hermaphrodisme désigne le fait, pour un être vivant, d’être doté à la fois de caractères sexuels mâles et femelles. On le retrouve chez de nombreuses plantes et animaux, mais aussi chez certains humains. Scientifiquement parlant, seuls les individus ayant la capacité de se reproduire à la fois comme mâles et comme femelles au cours de leur vie sont considérés comme hermaphrodites (source : Wikipedia).

    Waouh ! Ça, c’est de la vraie science-fiction.

    Par honnêteté intellectuelle et rigueur scientifique, sinon littéraire, j’ai relu tout Jules Verne, une grande partie du Coran, et l’Ancien comme le Nouveau Testament (la Bible, pour ceux qui ne connaissent pas). J’ai évité la Torah, car on la retrouve en grande partie dans la Bible. Eh bien, je n’ai rien trouvé concernant l’hermaphrodisme.
    En discutant de ce sujet avec un ami, que je considère comme un éminent érudit, il m’a fait remarquer la chose suivante :
    Par une certaine analogie, la naissance de Jésus pourrait être vue comme un cas d’hermaphrodisme. En effet, selon les croyants, la Vierge Marie aurait enfanté Jésus sans jamais avoir été fécondée par Joseph ou un autre homme.
    Par ailleurs, la mythologie grecque, pour ne citer qu’elle, relate également des cas d’hermaphrodisme. Pour ceux que cela intéresse, relisez (ou lisez) les Métamorphoses d’Ovide, qui racontent la légende de l’union, pour ne pas dire la fusion, entre Hermès et Aphrodite. À la lumière de ces informations, pour les croyants, Dieu avait déjà prévu ce cas.
    Cette dernière idée est importante pour les Talibans, car ils ne pourraient alors pas être accusés d’agir contre Allah.

    Revenons à une approche plus scientifique, en nous basant sur nos connaissances en génétique. Il est vrai qu’un certain nombre d’êtres humains, hommes et femmes, naissent avec des caractéristiques des deux sexes. Il existe en effet des représentations, photos, tableaux et statues, de personnages ayant à la fois un pénis et des seins. Attention, à ne pas confondre avec les hommes obèses qui, selon les mauvaises langues, ont souvent une poitrine généreuse et un petit pénis.
    Les scientifiques talibans sont aidés dans leurs recherches par des savants nord-coréens et iraniens. Il se pourrait même que Kim Jong-un s’y intéresse, pour assurer sa dynastie en Corée du Nord. Quant à Ali Khamenei, le guide suprême iranien, la question rejoint celle des talibans radicaux.

    Alors, quel est l’objectif de ces chercheurs ? Ne plus être dépendant des femmes pour se reproduire. Cela permettrait, une fois pour toutes, de reléguer les femmes à des rôles non essentiels pour l’avenir de l’homme, et pour leurs organisations sociales et politiques — en clair, à la domesticité. Le monde domestique deviendrait le royaume exclusif des femmes.
    Sinon, à vouloir faire disparaître totalement les femmes de la surface de la Terre, je ne vois pas d’autre utilité à ce programme.
    La réussite d’un tel projet semble bien aléatoire, même si l’on croit que la science peut résoudre tous les problèmes de l’humanité.
    Quant à reléguer les femmes à la domesticité, désolé de le dire, mais c’est déjà le cas dans de nombreux pays et sociétés.
    Pour les Talibans, nous les encourageons à faire des recherches plus axées sur la sociologie. Peut-être auront-ils alors moins peur des femmes.

    Cette histoire est dédiée aux femmes afghanes et au mouvement iranien « Femmes, Vie, Liberté ».
    Victor Mac le 21/09/24

  • De la démocratie en France

    septembre 21st, 2024

    Je suis toujours étonné par la médiocrité de la majorité des hommes politiques actuels et, dans une moindre mesure, des journalistes d’opinion. Ces gens parlent la plupart du temps en prétendant exprimer la pensée des Français. Ils déforment la réalité des opinions selon leur propre vision politique. Leurs analyses sont souvent simplistes et manquent de profondeur.

    Par exemple, beaucoup semblent oublier certaines motivations importantes du vote des Français lors des dernières élections européennes et législatives. Ainsi, le score très important du RN aux européennes s’explique en grande partie par le fait que beaucoup de Français ne supportent plus Macron et ont voté RN pour l’emmerder, sans que cela ait de grosses conséquences sur la politique intérieure. Lors des législatives et du fameux Nouveau Front Populaire, les Français ont surtout voté pour remettre le RN à sa juste place. Quelques jours auparavant, le RN était censé prendre le pouvoir à Matignon. Les Français ne sont pas des extrémistes. Ils ont d’ailleurs voté pour qu’aucun des trois blocs ne puisse gouverner seul. Cela signifie que 20 à 30 % des Français ne peuvent pas imposer leur politique aux 70 à 80 % qui n’en veulent pas. C’est une situation qui correspond au système d’élection majoritaire à deux tours (rappel : en 2002, Jacques Chirac a été élu président alors qu’il n’avait obtenu que 19 % des voix au premier tour). Chez la plupart de nos voisins, les gouvernements sont issus de coalitions résultant de négociations et de compromis entre des partis qui se combattaient auparavant.

    Nos leaders d’opinion, journalistes et politiques, affirment souvent que les Français ne savent pas faire de compromis et que, par conséquent, il est impossible de constituer des coalitions gouvernementales, comme c’est le cas chez nos voisins allemands. C’est totalement faux. Dans la vie, tout est affaire de compromis. La moindre opération commerciale repose sur un compromis, une recherche d’équilibre entre des positions apparemment contraires au départ. Alors, pourquoi cela ne fonctionnerait-il pas en France ?

    Pour une raison simple : les partis politiques n’ont pas pour objectif l’intérêt général des Français. Leur objectif est la prise de pouvoir pour une seule personne (RN pour Marine Le Pen, LFI pour Jean-Luc Mélenchon, LR pour Laurent Wauquiez, Horizons pour Édouard Philippe, etc.). Autrement dit, après l’élection, les partis ne sont pas prêts à faire des compromis ou à former des coalitions de gouvernement. Ce sont des « écuries » qui reviennent à leur stratégie première : la conquête du pouvoir pour leur candidat. C’est la base du système de la Ve République.

    On reproche au Premier ministre montagnard Michel Barnier d’avoir reconduit les mêmes personnes dans son gouvernement et de poursuivre la même politique. C’est d’abord un procès d’intention. Attendons sa déclaration de politique générale pour connaître ses principales orientations. Mais pourquoi Barnier n’a-t-il pas élargi son gouvernement, davantage à gauche ou à droite ? Il a sincèrement essayé, contre l’avis de Macron. Pourquoi a-t-il échoué avec la « super gauche » et la « super droite » du RN ? Les partis de ces tendances avaient déclaré, avant toute négociation, qu’ils ne souhaitaient ni participer à un gouvernement ni soutenir sans participation. Un refus d’entrée qui exclut toute négociation !

    Pourquoi ? Parce que, comme déjà dit, l’intérêt de la France et des Français n’est pas leur véritable objectif. Ils ne connaissent pas « l’intérêt général », mais uniquement les intérêts particuliers. Cette remarque peut s’appliquer à tout l’arc politique, de Macron à Ciotti, à quelques exceptions près. On est loin de l’esprit du Conseil National de la Résistance.

    Dans la Ve République, tout est centré sur l’élection présidentielle, qui est devenue l’objectif principal des partis. C’est pourquoi leurs stratégies et leurs tactiques ne concernent jamais l’intérêt général de la France et des Français.

    Quid alors de la démocratie en France ? On peut dire, sans trop se tromper, que la France, en matière de démocratie, « marche sur la tête ». En effet, depuis l’apparition des partis dits « extrémistes », une grande partie des votes exprimés sont des votes « contre », et non des votes « pour ». « Ce n’est pas mon choix, mais je vote pour celui-là pour empêcher l’autre de gagner. »

    Comment peut-on faire une bonne soupe avec des ingrédients contraires ? Faut-il croire que l’évolution de la Ve République vers un régime strictement présidentiel, le vote majoritaire à deux tours, l’absence de reconnaissance du vote blanc (qui n’est pas un non-choix) et une abstention croissante entraînent la France vers une « non-démocratie » ? Une France où des « minorités » peuvent s’accaparer le pouvoir et où les « majorités » en sont écartées !

    Il semblerait que notre système soit à bout de souffle. Le citoyen s’éloigne et abandonne de plus en plus la politique, devenue souvent un « melting pot » de politique, d’expert, de communicant, avec l’appui des réseaux sociaux et des chaînes d’infos en continu. La politique est devenue avant tout une affaire de communication.

    Peut-être le peuple français devra-t-il à nouveau faire la révolution pour remettre le « Roi républicain » à sa place et permettre à la représentation nationale d’agir dans l’intérêt général. Tout est une question d’équilibre.

    Bonne chance au Premier ministre Michel Barnier, et surtout, bonne chance à la France.

    Victor Mac le 21/09/2024

  • L’Un pour l’Autre, L’Un avec l’Autre

    septembre 10th, 2024

    SUITE 1 de  »AU PREMIER REGARD »

    On a fait l’amour dès le premier soir.

     C’était comme ça. Il n’y a pas eu de débat comme on pourrait l’imaginer pour une première rencontre. Dans le genre « je ne couche pas le premier jour ». Pour nous ça devait se faire. On la fait. Certains diraient « c’était écrit ». Peut-être ? Mais pour nous faire l’amour deviendra existentiel, un peu comme ‘’notre pain quotidien’’. Faire l’amour n’était pas seulement un problème de sexe, c’était plus que ça et plus simple à la fois. C’était surtout être près l’un de l’autre, le plus près possible à se toucher. Comme Jo et Joelle. Peut-on faire plus près encore ? Bien sur que l’on pouvait. Alors on faisait l’amour. Toujours. Nous étions entrés en symbiose d’amour.Si elle mettait sa tête sur mon épaule et que je caressais son dos de ma main, Joelle entrait aussitôt en vibration. Elle fermait les yeux un bref instant pour se concentrer sur son désir, elle les ouvrait à nouveau et me regardait fixement au fond des yeux pour me faire partager son plaisir. C’était magique ! On ressentait et partageait ce même désir et ce même plaisir. On vivait ces instants plusieurs fois par jour car pour cela nous n’avions pas besoin d’une réelle intimité. Après notre rendez-vous au Grand Café, elle m’avait pris la main et nous sommes allés nous promener dans les rues de Chambéry. Nous nous sommes présentés l’un à l’autre.Elle s’appelait Joelle et je m’appelais Jo. Jo et Joelle. On aurait pu voir dans ce jeu de prénoms un signe du destin. Elle était élève infirmière et j’étais étudiant en école de commerce.Elle habitait Belley et moi Chambéry. Quarante kilomètres séparaient nos lieux de vie. Heureusement j’étais motorisé. C’était début juillet et nous étions en vacances. La journée avait été chaude et la soirée le sera aussi. On s’était promené dans Chambéry, le temps passait vite. On décida d’aller se baigner. On prit ma voiture et on alla au lac de Saint André près d’Apremont. On approchait de minuit et on se dit en riant « quoi de plus romantique qu’un bain de minuit sous la lune ». La plage où je garais la voiture était déserte. Nous étions seuls au monde. On se déshabilla tout naturellement sans fausse pudeur. Tout nu et main dans la main, comme des nouveaux nés venant dans un nouveau monde, nous descendîmes tout doucement dans l’eau tiède du lac. Quand l’eau arriva à nos mentons nous nous retournâmes l’un vers l’autre et nos deux corps s’épousèrent aussitôt. Pas de discours. Ces deux corps se sont reconnus. Se connaissaient-ils déjà ? Probablement. Tout doucement, c’est dans l’eau que nous commençâmes à faire l’amour. Ensuite nous sortîmes de l’eau en rampant sur le bord herbeux. Nos corps mouillés, allongés sur un coussin de verdure, commencèrent l’exploration des terrains conquis. Conquis n’est pas le mot juste car il n’y avait eu de bataille. Au contraire ces nouveaux paysages étaient ouverts, accueillant, bienveillant de douceur. Il n’y avait pas de frontière.Le plus étrange, à travers ces plaisirs érotiques nouveaux et très forts que nous ressentions, c’est que nous avions vraiment l’impression de les avoir déjà vécus. Nos corps ne s’étaient-ils pas reconnus ? Peut-être dans une autre vie où nous étions déjà amants. Après ces belles jouissances nous nous sommes assoupis, nos corps étroitement embrassés par nos bras enlacés. Nous étions seuls au monde. Une brume couvrait l’eau du lac et nous enveloppait comme un voile de coton. Nos corps, encore nus, ressentaient la fraicheur du matin et cela nous a réveillé. Nous nous réfugiâmes dans la voiture pour nous habiller et nous réchauffer. L’aube ne devrait plus tarder.C’était dimanche et la journée nous appartenait. Et la vie aussi.  Belley et Chambéry. Si proches et si éloignées en même temps. Séparées par une montagne, le mont du Chat et un fleuve immense, le Rhône. Ce n’était pas rien. Heureusement un tunnel avait été creusé dans la montagne et un pont enjambait l’impétueux fleuve ce qui nous permettrait de nous rejoindre rapidement. J’étais bien motorisé. Avec ma Coccinelle, en moins d’une heure je rejoignais Joelle à Belley. Sans nous être concertés nous nous étions éloignés de nos milieux habituels aussi bien familial qu’amical. Nous n’étions pas complètement coupés de nos entourages mais nous préférions être le plus souvent ensemble sans être obligés de trop partagé nos vies avec les autres. On vivait le plus souvent dans la région de Belley et on faisait régulièrement des escapades à Chambéry. Pendant les vacances d’été Joelle faisait un stage d’infirmière à l’hôpital de Belley. Moi, pour me faire de l’argent, je travaillais pendant les vacances comme déménageur aux établissements Blache et Cie. Ce travail, assez pénible et qui demandais beaucoup de technicité, était extrêmement bien rémunéré. Entre deux et trois fois le Smic de l’époque. Vers la mi-juillet j’ai eu un accident du travail. En transportant le coffre d’un notaire je me suis fais une déchirure musculaire des muscles dorsaux.Quatre semaines minimums d’arrêt de travail tout en continuant de toucher mon salaire. C’était l’Amérique. A part les visites hebdomadaires chez le médecin je passais toute ma convalescence à Belley auprès de Joëlle. Je louais une petite chambre dans un petit hôtel très bon marché du boulevard du Mail. Cela nous arrivait aussi de dormir chez des amis lorsqu’il y avait des soirées par exemple. Les vacances terminées, nous avons repris nos études respectives d’infirmière pour Joelle et de management pour moi. Les jours et les semaines s’écoulaient lentement. Trop lentement à notre gout. On attendait la fin de la semaine avec impatience On se rejoignait le week-end chez une amie à Belley. Le premier arrivé attendait l’autre chez cette jeune femme dont le père était dentiste. Nous avions tellement faim l’un de l’autre que quelquefois, avant de se parler nous faisions tout de suite l’amour dans la chambre de l’amie complice. On aurait pu penser que cette vibration des corps allait disparaitre ou s’atténuer avec le temps qui passe. Au contraire elle était toujours là, bien présente toujours disponible sous la main, pour ainsi dire. Un jour nous étions allés passer la soirée à Hauteville-Lompnes. Il y avait une sorte de célèbre château qui faisait hôtel, restaurant et qui avait une boite de nuit dans les sous-sols du donjon. Nous dansions Joelle et moi tendrement et étroitement enlacés l’un à l’autre. Je me souviens bien de ce moment-là. Le disc-jockey avait mis ‘’Only you’’ des The Platters. A peine la chanson avait-elle débutée et que le rythme de la langoureuse musique atteignait nos oreilles, le corps de Joelle entra rapidement et si fortement en résonnance que cela devint très vite intolérable. Nous nous sommes promptement éclipsés de la piste de dance. Ensuite j’ai soudoyé un des serveurs pour avoir une chambre dans l’hôtel. A peine la porte de la chambre refermée nous nous sommes écroulés au sol et nous avons fait notre première séance d’amour sur la moquette. Après avoir été rassasiés par cette première rasade nous nous sommes mis sous la couette dans lit. Une fois que nous avions retrouvé notre souffle et la maitrise de nos sens nous avons fait de nouveau et très lentement l’amour. Oui ‘’Only you’’ des The Platters était la chanson qui avait été écrite pour nous. C’était notre chanson fétiche :  

    Toi seul peux faire en sorte que tout ce monde semble bien
    Only you can make all this world seem right
     
    Toi seul peux éclaircir les ténèbres
    Only you can make the darkness bright

    Seulement toi et toi seul peux me faire vibrer comme tu le fais
    Only you and you alone can thrill me like you do

    Et remplis mon cœur d’amour pour toi seulement
    And fill my heart with love for only you

    Oh, toi seul peux faire tout ce changement en moi
    Oh, only you can do make all this change in me

    Car c’est vrai, tu es mon destin
    For it’s true, you are my destiny

    Quand tu me tiens la main, je comprends la magie que tu fais
    When you hold my hand I understand the magic that you do

    Tu es mon rêve devenu réalité, mon seul et unique toi
    You’re my dream come true, my one and only you

    Oh oh, toi seul peux faire ce changement en moi
    Oh oh, only you can do make this change in me

    Car c’est vrai, tu es mon destin
    For it’s true, you are my destiny

    Quand tu me tiens la main, je comprends la magie que tu fais
    When you hold my hand I understand the magic that you do

    Tu es mon rêve devenu réalité, mon seul et unique toi
    You’re my dream come true, my one and only you

    Où allions-nous comme ça ? On n’en savait rien et on ne se posait pas vraiment la question. La seule chose que nous savions c’est que nous voulions y aller ensemble.

    Victor Mac le 10 septembre 2024

  • Germain le chasseur de grenouilles

    septembre 9th, 2024

    Quelquefois vous faites des rencontres apparemment anodines mais qui marqueront votre mémoire pour la vie.
    Cette petite histoire de grenouille s’est passée il y a une quarantaine d’années et je m’en souviens comme si c’était hier.
    Il faut croire que la rencontre n’était donc pas si anodine que ça.
    Un matin j’étais parti de chez moi en voiture pour me rendre au travail. J’habitais une petite ville à une vingtaine de kilomètres du centre de Lyon où il y avait les bureaux de l’entreprise que je dirigeais. Dans la rue principale du village que je devais traverser il y avait deux feux de croisement. J’arrive sur le premier feu qui était rouge. Je m’arrête donc. La voiture est à peine immobilisée qu’un individu ouvre la portière droite et s’installe d’autorité sur le siège avant du passager. Je suis totalement surpris et avant que j’ai pu protester la personne s’adresse à moi :
    « Pouvez-vous me déposer à l’arrêt du bus un peu plus loin à la sortie de la ville ».
    Je regarde l’individu et je vois un très vieux monsieur, pas du tout agressif, qui essayait de mettre avec difficulté la ceinture de sécurité. Rassuré je prends cette intrusion intempestive avec philosophie.
    « Je dois me rendre à l’Hôtel-Dieu à Lyon pour ma visite médicale. J’ai rendez-vous avec le médecin pour mes soins » continue-t-il de sa voix chevrotante.
    Arrêté par le deuxième feu rouge, je prends le temps de le regarder et de le dévisager. Vieux, il l’est assurément. J’étais jeune à l’époque et il me paraissait centenaire. Il était coiffé d’un béret basque un peu crasseux sur les bords. Il avait des cheveux blancs mi-longs qui entouraient son visage mangé par une barbe blanche de plusieurs jours.  Il était habillé d’un costume élimé de couleur marron. Son pantalon était tenu par une corde qui faisait office de ceinture. Une chemise qui avait du être blanche et le col fermé par une mince cravate noire comme une grosse ficelle. ll ressemblait plus à un Sans Domicile Fixe. Plutôt clochard que bourgeois à la retraite.
    «  Je ne peux pas courir et je veux être en avance pour ne pas rater le bus » dit-il.
    Or il se trouvait que pour me rendre à mon bureau je passais justement devant l’Hôtel-Dieu le long des quais du Rhône.
    Voyant ce vieux monsieur apparemment pas handicapé mais bien décrépi je décidai de faire ma bonne action quotidienne.
    «  Ecoutez monsieur. Je passe devant l’Hôtel-Dieu pour me rendre à mon travail et je vous propose de vous déposer en passant. Et comme ça vous n’êtes pas obligé de prendre le bus »  
    «  Non, non ! Je ne veux surtout pas vous déranger » dit-il en toute ingénuité.
    Tu parles Charles. Il s’introduit de force dans ma voiture, mon univers clos et il dit ne pas vouloir me déranger. C’est donc vrai, parait-il, que quand on devient vieux on retombe en enfance. Il me faisait effectivement penser à un enfant qui suivrait son idée en toute naïveté sans se rendre compte de la portée de ses actes.
    «  Ecoutez »  dis-je.
    «  Vous êtes installé dans cette voiture avec moi. Vous avez mis votre ceinture de sécurité. Cette voiture va bientôt passer devant l’Hôtel-Dieu où vous devez voir votre médecin. Elle vous déposera et vous ne serez pas en retard pour votre rendez-vous. »
    «  Vous êtes gentil mais je ne veux pas vous déranger » 
    «  Maintenant que vous êtes installé vous ne me dérangez plus »
    «  Alors on y va » dis-je avec un peu d’autorité.
    Et nous voilà parti pour un voyage d’une demi-heure au moins suivant les embouteillages.
    «  Je ne veux pas être indiscret mais vous habitez où ? » lui demandais-je.
    «  J’habite une petite maison au hameau Saint-Martin au bout de la ville » 
    «  C’est la maison de mes parents et c’est là que je suis né » poursuit-il. 
    «  Sans indiscrétion quel âge avez-vous ? » 
    «  93 ans. »
    «  Whaou ! Vous êtes né dans le siècle précédent alors ? » 
    «  Je suppose qu’il y a longtemps que vous êtes à la retraite. » 
    «  Je ne sais pas. Un jour mon patron m’a dit : Germain tu es trop vieux pour continuer à travailler. Tu dois prendre ta retraite. »
    «  Je suis rentré à la maison et je me suis occupé de mon jardin » 
    «  Et que faisiez-vous comme travail ? »  
    «  Ben. J’ai toujours été ouvrier agricole » 
    «  Vous faisiez quelques choses de spécial ? » 
    «  Oh vous savez ! Quand vous êtes paysan il faut savoir tout faire » 
    Germain, c’est comme ça qu’il s’est nommé, a commencé à me raconter sa vie.
    «  Mes parents m’ont placé chez le Seigneur au château de Mionnay. J’avais six ans. Avec d’autres garçons et filles on devait empêcher les grenouilles de crier. » 
    «  Que voulez-vous dire par empêcher les grenouilles de crier ? » 
    « Ben vous savez quand les grenouilles font l’amour elles crient et font tellement de bruit que sa empêche les gens de dormir. D’être tranquille quoi. Le seigneur ne voulait rien entendre. Alors on avait des grandes tiges de cerisier et on frappait le sol, l’herbe et les broussailles, pour faire fuir les grenouilles et les empêcher de chanter » 
    «  Coasser. Les grenouilles coassent. » Dis-je
    J’avais appris le mot quelques temps auparavant en jouant au Scrabble.
    « Tous les jours quand les grenouilles chantaient on allait dans les prés autour du château et on frappait l’herbe pour chasser et faire taire les grenouilles. Et quand elles ne chantaient pas on allait garder les oies. »
    «  Vous n’avez pas chassé les grenouilles toute votre vie je suppose ? » 
    «  Oh non. J’avais huit ou neuf ans l’intendant a dit – Maintenant Germain tu es fort et tu vas pouvoir travailler au champs. » 
    «  Vous savez j’ai été ouvrier agricole toute ma vie. J’ai travaillé dans une dizaine de fermes de la Dombes. » 
    J’étais en train d’imaginer l’enfant, courant dans les prés chassant la grenouille avec sa baguette quand nous sommes arrivés à l’Hôtel-Dieu. 
    Je me suis arrêté devant l’entrée et j’ai aidé Germain à se défaire de la ceinture de sécurité. Finalement je suis sorti lui ouvrir la portière et je l’ai aidé à s’extraire de la voiture. Je l’ai accompagné quelques pas. Je lui ai tendu la main et dit «  Au revoir Germain. » 
    Il a serré ma main, m’a tourné le dos et il s’est dirigé en claudiquant vers l’entrée de l’hôpital. 
    Germain ne m’a même pas remercié pour le voyage et trois pas plus loin il m’avait probablement déjà oublié. Un enfant je vous dis.
    En allant vers mon bureau je pensais : Commencer sa carrière professionnelle à six ans en chassant la grenouille ça peut finalement vous mener très loin.
    Je n’ai jamais revu Germain.

    Victor Mac le 9 septembre 2024

  • Conclave (pour un premier ministre)

    septembre 6th, 2024

    J’étais en train de regarder les informations de 20h00 à la TV. Elles parlaient encore et toujours de ce fameux Premier ministre introuvable.

    J’étais vraiment fatigué d’entendre depuis bientôt deux mois toujours les mêmes rengaines.

    – Suis-je encore en France ? La France des Lumières et des droits de l’homme.
    – Qu’est devenu cette France du Général de Gaulle qui nous avait pondu cette 5ème république ?
    – Qui sont ces politiques incapables de faire le moindre compromis, incapables de s’entendre sur des points d’INTERET GÉNÉRAL pour le peuple français.
    – Tous ces partis politiques sont en fait des  »écuries » qui courent pour l’intérêt personnel de leurs leaders —> qui tous visent la présidentielle : RN pour la Marine, LFI pour Méluche, Horizons pour Edouard, LR repris par le Laurent de la Haute et tous les autres qui ne sont pas encore sortis du bois….
    La seule exception, c’est le traitre Eric Ciotti, qui lui ne roule que pour lui.
    Toute cette gente politique n’a rien à foutre des problèmes des français et de leurs souffrances. Rien à faire de leurs désirs et de leurs espérances. En fait les politiques n’écoutent pas le peuple.
    Par contre ils savent communiquer. Ils savent parler des grands problèmes des ….. problèmes de qui au fait ?  Ils ne le savent pas eux-mêmes. 
    L’intérêt général d’une nation, d’un peuple, d’une humanité —> ne les concerne pas. Seuls les intérêts particuliers d’un groupe ou d’un parti les motivent. Ils sont les facteurs (producteurs) de division et peut-être demain les fauteurs d’une guerre civile.
    Prenons par exemple le problème de la dette française qui atteindra bientôt des sommets astronomique. Elle est d’abord le résultat d’un grand ‘’déséquilibre’’ : Déséquilibre d’abord au niveau de la distribution des deniers de l’état entre ceux qui bénéficient de subventions et de réduction d’impôts (un petit nombre de privilégiés) et d’autres bénéficiaires à qui ont réduit les prestations (exemple : services publiques, services de santé, écoles …) qui sont les plus nombreux. 
    Même ‘’déséquilibre‘’ au niveau des recettes —> les impôts des plus hauts revenus sont proportionnellement moins pesant que pour les petits revenus. Et nous ne parlons pas des revenus financiers. On peut se poser raisonnablement les questions suivantes :
    À qui profite le crime de la dette ? Qui finira pas payer cette dette ? Quand sera-t-elle remboursée ? Sera-t-elle remboursée un jour ou jamais ?
    Tous ces politiques qui sont sortis de grandes écoles et qui sont secondés par des régiments d’experts en tout genre (ce qui coûtent chaque année le prix d’un porte avions avec tout son armement et la France aimerait bien en avoir un deuxième) —> sont incapables de résoudre les problèmes des français et de la France. 
    Des simples problèmes de robinets pour ceux qui ont leur certificat d’études. 
    Mais revenons aux informations courantes :
    – Quel est ce ‘’cirque’’ aujourd’hui ?
    – Quelle est cette comédie qui dure depuis 2 mois pour ne pas nommer ‘’un premier ministre’’ ? Et pourtant il y a plein de prétendants.

    J’en étais là de mes réflexions quand mon téléphone sonne. Devinez qui ?

    • C’est moi Manu est-ce que tu as 5 minutes pour moi ?
    • Ben oui, j’étais en train de regarder les infos
    • Bien tu vois donc que je n’arrive pas à trouver de premier ministre. Ça dure depuis trop longtemps et Brigitte s’impatiente. Peux-tu me conseiller ou me donner quelques idées ?
    • Bon. Tu es dans la merde et si tu continues comme ça tu n’es pas prêt d’en sortir. Pour sortir de cette impuissance je propose une méthode radicale –> la méthode ‘’papale’’.
    • Expliques moi ta méthode.
    • Ecoutes bien. Les jeux para olympiques vont être terminés dans quelques jours et le GRAND PALAIS va être à nouveau libre. Ce grand bâtiment est situé à mi-chemin de l’Elysée et de l’Assemblé Nationale.
      Je te propose de réunir et ‘’d’enfermer’’ tous les politiques élus qui prétendent avoir leur mot à dire, à commencer par toi  »le Président » ainsi que tous les chefs à plumes des partis politiques français plus tous ceux qui prétendent avoir la qualité de ‘’premier ministre’’.
      Ce sera exactement comme le CONCLAVE pour élire le pape –> On enferme à clé tout ce monde dans le Grand Palais. 0n sera peut-être tenté de jeter la clé dans la Seine mais nous resterons sérieux car le problème est grave.
      Tous ces gens politiques ne pourront sortir que quand ils auront trouvé un ‘’Premier ministre’’ compétent et qui tiendra la route et la distance.
      Vu ce qui se passe depuis 2 mois —> ce conclave pourrait durer plusieurs semaines. Qu’à cela ne tienne ! Pour les encourager dans leur recherche (de compromis) la ration alimentaire par individu qui sera de 3000 calories par jours la première semaine —> diminuera de 500 calories par semaine successive (avec un minimum assuré de 1000 calories par personne).
      Bien entendu il n’y aura pas de vin, de pastis, de whisky et autres succulentes boissons —> ce sera le RÉGIME SEC comme pour beaucoup de français actuellement.
      Et tu verras que le résultat sera garantie —> à un moment la ‘’fumée blanche’’ annonçant HABEMUS PRIMUS MINISTER sortira de la cheminée du Grand Palais —> alors seulement on ouvrira les portes. Avec tous les autres politiques tu retrouveras la liberté. 
      Ce sera probablement très dur pour Gerard LARCHER le Président du Sénat. Mais on n’a rien sans rien. D’ailleurs une petite cure d’amaigrissement lui fera le plus grand bien.
    • Tu ne penses pas que la méthode est un peu dure ?
    • Dure ? Pas vraiment. Tu verras on aura vite un premier ministre. Reste à espérer qu’il écoutera les français –> ce qui est le plus important.
    • Bon. Je vais réfléchir à ta méthode et je te ferais savoir.
    • OK. Bon conclave alors.

    La méthode  »conclave » a certainement été considéré dure par Manu et surtout très dure par Brigitte qui voyait ça comme une menace pour leur couple –> résultat moins de 24 heures plus tard, miracle, on avait enfin trouver le fameux Premier ministre convenable.

    –> Un vieux montagnard pour remplacer le jeune Gaby.

    (C’est dommage pour Larcher qui ne perdra pas son ventre)

    Victor Mac (montagnard à ses heures) le 06.09.2023

  • Une pensée pour Marcelle

    juin 14th, 2024

    Chers enfants et petits enfants,

    C’est avec tristesse que je vous écris aujourd’hui, à un moment où les mots semblent toujours insuffisants pour exprimer ce que nous ressentons tous. 

    La perte de votre maman et de votre grand-maman, est un événement bouleversant qui marquera nos vies à jamais. Elle restera une personne essentielle de notre histoire commune. 

    Elle était une mère dévouée et une grand-mère aimante et je sais qu’elle était très fière de chacun de vous.

    Les souvenirs que nous avons partagés en tant que famille resteront toujours dans notre mémoire. 

    Je partage avec vous ces moments de deuil et la peine qui vous accable. Je suis auprès de vous pour traverser cette épreuve.

    Pensons avec bienveillance à tous les souvenirs que nous avons partagés et ainsi votre maman et grand-maman restera toujours vivante dans nos coeurs.

    Avec tout mon amour et mon affectueux soutien.

    Papa et Grand-papa.

    VBO le 14/06/24

  • 60 ans d’amour – Mode d’emploi

    avril 8th, 2024

    Je voudrais rendre hommage à mes chers cousins Eliane et Yves qui viennent de fêter 60 ans de mariage et 60 ans d’amour. 

    Ils sont heureux et nous le sommes aussi. Ils vont probablement faire mieux et nous espérons être à leur coté pour aller plus loin.

    On peut dire que 60 ans d’Amour partagé est un sacré record. Cela a demandé à ces amoureux une certaine expertise.

    Cette expertise essayons de la partager.

    60 ans d’Amour – Mode d’emploi :  

    Faire l’amour et entretenir une relation amoureuse pendant 60 ans ou plus est souvent perçu comme un accomplissement remarquable dans la vie d’un couple. Cela demande un investissement continu en temps, en énergie et en émotion. 

    Voici quelques conseils pour construire et maintenir un amour sur le long terme :

    1. Communication : La communication ouverte et honnête est essentielle pour résoudre les conflits, exprimer ses besoins et ses désirs, et renforcer la connexion émotionnelle.
    2. Complicité : Partagez des intérêts communs, des activités et des moments de complicité pour renforcer les liens affectifs.
    3. Respect : Traitez votre partenaire avec respect, compassion et compréhension. Respectez ses opinions, ses sentiments et son individualité.
    4. Intimité physique : Cultivez l’intimité physique en exprimant votre affection à travers des gestes tendres, des câlins, des baisers et des rapports sexuels.
    5. Adaptabilité : La vie évolue constamment, et il est important de s’adapter ensemble aux changements, aux défis et aux transitions de la vie.
    6. Compromis : Apprenez à faire des compromis et à trouver des solutions qui conviennent aux deux partenaires lorsqu’il y a des désaccords ou des conflits.
    7. Support mutuel : Soyez là l’un pour l’autre dans les moments difficiles, offrez un soutien émotionnel et pratique, et célébrez ensemble les succès et les réalisations.
    8. Cultiver l’amour : N’oubliez pas de nourrir régulièrement votre relation en exprimant votre amour et votre gratitude, en offrant des gestes attentionnés et en passant du temps de qualité ensemble.

    9. Assiduité : Maintenir une relation amoureuse pendant une si longue période peut certainement être considéré comme un travail, mais c’est un travail gratifiant qui apporte de la satisfaction, du bonheur et de la stabilité à votre vie. 

    Cela demande de l’engagement, de la patience, et une volonté de grandir ensemble en tant qu’individus et en tant que couple.

    Et plus si affinité !

    Victor Mac le 08.04.24

  • Un espoir pour Gaza (suite)

    mars 7th, 2024

    L’armée israélienne et les animaux de Gaza (suite)

    Ça n’a pas trainé !!

    Suite à mon article sur les animaux abandonnés à Gaza et soignés par Tsahal

    J’ai reçu un appel téléphonique d’un haut gradé de l’armée israélienne (un colonel je crois)

    Il m’a attaqué bille en tête et d’une voix agressive sinon autoritaire il me dit :

    « Vous avez raconté que des conneries dans votre texte sur les animaux de Gaza.

    Vous dite n’importe quoi et vous ne savez rien sur ce qui se passe exactement à Gaza. 

    Vous pouvez toujours écouter les informations mensongères du Hamas mais vous ne connaîtrez jamais la vérité sur la guerre à Gaza. 

    Nous n’acceptons aucun journaliste ‘’étranger’’ et nous leur interdisons de pénétrer sur ce territoire de guerre. Ils savent maintenant que c’est une zone très dangereuse pour eux et ce qu’il en couterait s’ils enfreignent nos ordres –> déjà plus de 90 journalistes (non agrées) ont été tués par des balles perdus ou des explosions. 

    Dommages collatéraux direz-vous mais c’est comme ça. 

    Seuls quelques journalistes agrées (‘’amis’’) sont autorisés à nous accompagner et on leur fait voir ce que nous voulons et nous leur disons ce qu’ils peuvent rapporter. Tout ça c’est  »secret défense’’.

    «  Je croyais qu’Israël était une démocratie, qu’il n’y avait pas de censure et que la presse était libre ? » 

    J’essayais de placer un mot mais il ne me laissait aucun espace.

    « Taisez-vous ! Nous sommes en guerre ! Et à la guerre comme à la guerre on fait ce qu’on peut » 

    «  D’accord, mais comment expliquer tous ces morts ? » 

    «  Ce sont pour beaucoup des dommages collatéraux. 

    OK, on reconnait que c’est plus facile de tuer des femmes, des enfants et des vieux que ces terroristes du Hamas. 

    Ces salauds se cachent dans des tunnels et parmi les ruines. 

    On essaye bien de faire parler des prisonniers pour savoir où se trouve les entrées de ces putains de tunnels mais ce n’est pas facile. Beaucoup résiste et préfère mourir que de parler. Mais nous croyons que la plupart ne savent rien. »

    «  Vous continuez à les appelés ‘’terroristes’’, mais dans Gaza ne sont-ils pas des combattants en face d’autres combattants ?? » 

    «  Non ! Tous les palestiniens sont des terroristes et le Hamas particulièrement ! » 

    «  Mais les enfants quand même ? » 

    «  Surtout les enfants. Ils commencent très jeunes à lancer des pierres et à transporter des armes et des explosifs. » 

    «  Alors vous faites exactement ce qu’a dit Nicolas Machiavel : Tuez aussi les bébés et les enfants sinon vous laisseriez vivre des ‘’futurs terroristes’’. N’est-ce pas une guerre génocidaire ? » 

    «  Encore des conneries ! Vous dites vraiment n’importe quoi vous ! Vous ne savez même compter !

    Faire un génocide supposerait éliminer 2,5 millions de gazaouis, au rythme actuel de 80.000 morts par an —> cela nous prendrait environ 35 ans !  Vous croyez qu’on a 35 ans devant nous ?  

    Biden et Netanyahou ne vivront pas aussi longtemps. Ni Trump d’ailleurs ! Alors qu’est-ce qu’on fait ? Répondez vous le malin ! » 

    «  Faites une trève. Pouce comme on dit.  Discuter avec vos ennemis les palestiniens. Pendant qu’on discute on ne se tue pas. C’est déjà ça. Et au bout d’une négociation il y aura peut-être la paix ? » 

    « Vous êtes vraiment indécrottable vous. Vous feriez mieux de vous occuper de l’Ukraine et de Poutine. C’est plus facile à comprendre. 

    Je vais vous laisser il n’y a rien à espérer de vous. 

    Je vais raccrocher mais avant je vais vous donner un conseil et vous dire une dernière chose (ce n’est pas un secret) :  

    1) Regardez et étudiez l’histoire de cette région de Palestine. Depuis toujours, à part quelques périodes de répit, cette région a été en guerre `

    —> invasion, croisades, ré-invasion, re-croisades, des dieux, un dieu, des dieux, un dieu. Tous ces peuples sémites Akkadiens, Cananéens, Araméens, Phéniciens, Egyptiens, Hébreux, Arabes, … et j’en oublie. Tous ces peuples, pendant des millénaires, se sont battus, mélangés, rebattus, re-mélangés. Pourquoi voudriez-vous que cela s’arrête ?

    2) L’état d’Israël, depuis bientôt 80 ans, est la seule invention nouvelle dans cette région. Pour exister Israël doit être en guerre. Pas de guerre, pas d’Israël ! Alors on va continuer. » 

    Il me raccroche au nez sans un adieu.

    Cloué sur ma chaise, les oreilles encore bourdonnantes (j’avais des écouteurs) je reste dubitatif un bon moment.

    Le colonel a peut-être raison. La Palestine est comme une immense arène, un grand stade. Et dans cette grande arène les gladiateurs s’affrontent. Nous sommes les spectateurs, certains d’entre-nous ont leur champions. Le pouce est constamment baissé. C’est une lutte à mort.

    Malgré nous nous sommes obligés d’assister à cet interminable spectacle. A la longue sommes-nous devenus blasés, indifférents ? N’y-a-t-il pas de la souffrance en nous spectateur ? Sommes-nous encore des êtres humains ? L’humanité peut-elle disparaitre ? A-t-elle déjà disparue ?

    Je crois que je n’ai pas encore raccroché.

    Victor Mac le 7 mars 2024

  • Un espoir pour Gaza

    mars 6th, 2024

    Animal palestinien quand tu nous tiens :

    L’armée israélienne Tsahal a spécialisé des équipes pour sauver les animaux abandonnés dans la zone de Gaza. (voir reportage de I24)

    C’est une idée merveilleuse d’humanité. N’oublions pas que Tsahal est une armée morale qui sait tuer avec humanité et efficacité.

    Des animaux, donc, ont été abandonnés par leurs propriétaires. Abandonner un animal domestique ce n’est pas bien. (C’est pas moral)

    Sans son maitre un animal domestique, à l’inverse d’un animal sauvage, ne sait pas, la plupart du temps, se nourrir, se protéger et se défendre.

    Il est en danger de mort il faut donc le sauver. Heureusement Tsahal est là maintenant pour s’occuper d’eux et les soigner.

    L’armée a mis tous les moyens nécessaires : hommes, vétirinaires, nourritures, eau, couvertures, médicaments sans oublier les vaccins (pour éviter la propagation de maladies mortelles) et tout ce qui s’avèrerait necessaire à la survie et à la vie de ces animaux.

    Ces animaux sont relativement très nombreux et variés. En plus des habituels chiens et chats, il y a des chevaux, des vaches, des boeufs, des moutons, des chèvres, des ânes (les plus utiles), des poules et quelque coqs. Il n’y a pas, ou très peu, d’animaux dit ‘’exotiques’’ comme les serpents, les crocodiles, les singes, les poissons rouges, …

    Il est évident que la plupart de ces animaux sont très utiles et représentent une valeur certaine.

    Alors la grande question est : Pourquoi les propriétaires de ces animaux les ont-ils abandonnés ?????

    D’après le reportage (de I24 News) la grande majorité des propriétaires seraient morts sous les bombardement de Tsahal.

    L’armée reconnait malheureusement ces dommages dit ‘’collatéraux’’ mais elle n’a jamais voulu tuer précisément les propriétaires de ces animaux pour les priver de leurs maîtres.

    Tient donc !

    Les propriétaires seraient donc tous morts ?  Non, non ! Certains ont fui devant Tsahal en abandonnant leurs maisons (généralement détruites) et leurs animaux.  

    Un peu comme ces personnes qui partent en vacances et qui abandonnent leur animal pour ne pas être gênés. Des salauds quoi !

    Non, Non !  Ils ont du fuir en courant avec femmes et enfants, sous la mitraille et les bombardements israéliens pour essayer de sauver leur vie. 

    On ne leur a pas laissé, ni le choix, ni le temps de s’occuper de leur animal. Il fallait fuir ou mourir.

    Bien. Ils seront donc excusés.

    Heureusement que Tsahal est là pour sauver ces animaux et réparer les conséquences de ces propriétaires morts et fuyards.

    A ce propos, rappelons-nous la déclaration de Yoav Gallant, ministre de la Défense du gouvernement israélien de Netanyahou, a faite le 10 octobre 2023 juste après les attentats du Hamas —> « les palestiniens sont des animaux » et nous les traiteront comme tels.

    Certain diront que ce n’est pas sympa pour les animaux. Laissons de coté une éventuelle querelle sémantique et voyons, pour une fois, une bonne nouvelle dans cette catastrophe humanitaire et apocalyptique qui survient à Gaza. 

    Une histoire insupportable pour toutes les personnes dans le monde qui aiment les animaux (non seulement) 

    La bonne nouvelle pour les palestiniens sera :

    Rappel :  les palestiniens sont considérés comme des ‘’animaux’’ par le grand chef des armée le ministre de La Défense Yoav Gallant

    —> en conséquence, tous ces palestiniens, en déshérence comme des moutons abandonnés, seront sauvés, soignés, nourris par ces nouvelles unités spécialisées de Tsahal pour s’occuper des animaux abandonnés.

    Tsahal devra y mettre les moyens. Car s’occuper de sauver, soigner et nourrir 2,3 millions de personnes ‘’animales » ça n’a rien à voir avec sauver quelques centaines ou milliers d’animaux.

    Maintenant, si Tsahal s’empare réellement de ce projet, alors là vraiment et uniquement dans ce cas là, on pourra qualifier Tsahal d’être une 

    —> ARMÉE MORALE

    (Merci de prévenir I24 News et les autres médias pour faire de sérieux reportages en évitant toute propagande)

    Victor Mac le 6 mars 24

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