Le monde entier s’en fout

Le monde entier s’en fout. Tout le monde proteste, mais on laisse faire.

Le gouvernement israélien de Netanyahou poursuit sa guerre généralisée et génocidaire contre les terroristes du Hamas.
On s’en fout !

Selon les objectifs de Tsahal, les deux millions de Gazaouis, parqués dans les ruines de Gaza, seraient tous membres du Hamas. Femmes, enfants et bébés compris.
On s’en fout !

Un gouvernement israélien de Netanyahou ne respecte plus rien :  

–          Ni le Droit international → Israël est un État lourdement condamné par l’ONU, notamment pour l’appropriation des terres palestiniennes et la colonisation. 

–          Ni les Droits de l’homme → il y a la sous-caste des Arabes palestiniens et la toute-puissance sioniste. De plus, il existe d’innombrables autres dérives, comme l’impossibilité pour les Palestiniens de circuler librement en Cisjordanie. 

–          Ni le simple droit humanitaire → depuis plusieurs mois, la population de Gaza est volontairement affamée (femmes, enfants, bébés compris). 

–          Ni le droit à l’information → les journalistes nationaux et étrangers sont interdits sur les zones de conflit, voire tués. En avril 2025, on estime que 210 journalistes palestiniens et non palestiniens ont été tués depuis le début de la guerre contre le Hamas.

On s’en fout !

Bien sûr, on proteste. Le monde entier proteste.
Plusieurs éminents dirigeants condamnent régulièrement les bombardements des zones civiles de Gaza et somment Israël de cesser cette guerre absurde, injuste et inhumaine. Mais le gouvernement israélien continue comme si de rien n’était.
On s’en fout !

Le rêve brisé d’Israël

Le 4 novembre 1995, un membre fanatique de l’extrême droite israélienne assassine Yitzhak Rabin, alors Premier ministre en campagne électorale pour sa réélection. 
Prix Nobel de la paix avec Shimon Peres et Yasser Arafat, —> Rabin allait signer les premiers accords qui mèneront à une coexistence pacifique entre deux États : Israël et le futur État palestinien.

Inimaginable pour les extrémistes religieux d’extrême droite. Alors on tue !
Benyamin Netanyahou se réjouira doublement : il n’y aura jamais d’État palestinien, et il pourra prendre le contrôle total de la politique israélienne. 
Mais la conséquence —> il n’y aura jamais de paix véritable pour Israël. Le sionisme doit être et restera guerrier. 

Mais que faire de l’autre peuple ?
On s’en fout !

Dans la vision de Netanyahou et de ses alliés extrémistes et fascistes, Israël ne peut exister que dans l’adversité. Entouré d’ennemis (Liban, Syrie, Iran, Gaza), il doit se défendre, quitte à attaquer préventivement. La stratégie est d’obtenir le soutien inconditionnel des Occidentaux pour cette politique, notamment le soutien des États-Unis.

Netanyahou a vécu aux USA, il connait bien les américains. Il sait exactement comment les manipuler. 
L’Amérique sera en tête des soutiens à Israël. On vous soutien mais ……. rien. Inconditionnel on vous dit !
On s’en fout !

La fabrication d’une ‘’story’’.

Pour arriver à ses fins, sans trop d’opposition des autres pays, notamment des Occidentaux, le gouvernement israélien construit une  »story ».
Cette  »story » a trois objectifs : 

–          Obtenir le soutien du monde occidental, en particulier des USA. 

–          Éviter ou relativiser les critiques internationales quant à son comportement et ses actions mêmes illégales 

–          Endormir, tranquilliser et marginaliser d’éventuelles oppositions dans les pays soutenant Israël afin de laisser faire.

            —> Attention ! La critique est forcément ‘’antisémite » !

On s’en fout !

Quelques éléments de cette narration :  

–          Israël serait « la seule démocratie de la région » — parce que ses députés sont élus au scrutin proportionnel intégral. Mais la vraie démocratie dans un contexte de guerre, qu’en est-il ? Elle est souvent mise en sommeil. 

–          Israël, culturellement et politiquement rattaché à l’Occident, se présente comme le défenseur avancé de celui-ci dans une région hautement stratégique, notamment pour son pétrole et aussi pour d’autres intérêts géographiques comme la route du commerce mondial.

–          Après la monstrueuse et abominable Shoah, qui a coûté la vie à environ 6 millions de Juifs en Europe, la création d’un État israélien en Palestine a été la seule solution trouvée par les nations pour accueillir et offrir la sécurité aux Juifs du monde entier. Beaucoup d’états ressente encore de la culpabilité envers le peuple juif.

–          Tsahal, l’armée israélienne, se présente comme une force « morale », qui mène des guerres « existentielles » et non conquérantes. Pourtant, Israël occupe toujours illégalement le Golan (Syrie), Jérusalem-Est (ex Jordanie), des parties importantes de la Cisjordanie. S’il y a erreur, peut-on faire une enquête indépendante. C’est un ‘’mantra’’ que répète souvent Tsahal quand il y a une faute évidente. Et alors ? Rien !

–          Israël est entouré de pays hostiles (Liban, Syrie, Iran, Yemen, Gaza, ….) —> On doit être capable de se défendre, voire d’attaquer préventivement si nécessaire. Israël sollicite l’aide des Occidentaux, notamment des États-Unis, pour l’aider à assurer sa sécurité.

On vous soutiendra, l’Amérique en tête, mais il faudrait…..  Chut ! On vous a déjà dit  »Soutien inconditionnel’’.

On s’en fout !

Que fait le reste du monde face à cette guerre ?

« Mais ce n’est qu’une guerre contre des terroristes » n’est-ce pas ?
OK, on va vous fournir des bombes, mais pour le reste, on ne fera rien.


Ainsi on regarde à longueur de temps, indifférents et blasés, ces chaînes d’information en continu qui nous bombardent jour et nuit avec les annonces de bombardements de Tsahal sur Gaza, le Liban, la Syrie, le Yémen… :
« Tsahal a bombardé un hôpital à Gazaoù se trouvait le Hamas » — 32 morts.
« Israël a bombardé une école où se trouvait un commandement du Hamas et l’ensemble du quartier » — 56 morts.
« L’aviation israélienne a bombardé les repères du Hezbollah au Sud-Liban » — 48 morts. …

On s’en fout !

À ce jour (18/05), on recense plus de 52 600 morts à Gaza, dont 80 % sont des femmes et des enfants, qui très probablement combattent pour le Hamas.
Le Hamas, mouvement palestinien classé comme « terroriste », a été soutenu pendant des années par le gouvernement israélien de Netanyahou et a été financé, notamment via le Qatar.
Le but du gouvernement israélien était d’affaiblir l’Autorité palestinienne, qui a reconnu le droit d’Israël à exister et est favorable à la création d’un État palestinien (horreur pour Netanyahou et ses fascistes alliés.  

Ce n’est pas le cas du Hamas qui réfute ce droit à Israël —> ce qui permet à Netanyahou d’avoir sous contrôle un « ennemi d’Israël » afin de justifier toutes ses actions « défensives ». 

Si cette guerre s’arrête un jour il y a une commission d’enquête de la justice israélienne qui attend son heure. Elle se demande pourquoi les services secrets du Mossad (extérieur), du Shin Beth (intérieur) et Aman (militaire) – les meilleurs du monde dit-on – et même la fameuse unité 8-200 qui a infiltré le Hezbollah libanais et qui a fait exploser simultanément 1500 téléphones des cadres du Hezbollah. —> ils n’ont rien vu venir de l’attaque du 7 octobre 2023 par les hommes du Hamas venus de Gaza. C’était une ‘’lourde opération’’ notamment pour organiser le rapt d’otages israéliens. Ils n’ont rien vu venir ! Bizarre. Autre interrogation : Pourquoi avoir enlevé tous les bataillons de Tsahal qui gardaient -la frontière sud avec Gaza pour les envoyer au nord en Cisjordanie pour seconder les colons ? Beaucoup de bizarreries, la commission aura du travail.

Mais qui sont vraiment ces civils qu’Israël veut mettre sous contrôle ?
Ce sont les 2,5 millions palestiniens habitant Gaza. Hommes, femmes, enfants et nouveaux nés.

On s’en fout !

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Depuis 25 ans, l’Union européenne finance et fournit une aide humanitaire essentielle au peuple palestinien.
Mais cette aide est bloquée depuis plus de 60 jours aux portes de Gaza par Israël. Pourquoi ce blocus ? Quel est l’objectif ?
—>      Affamer la population gazaouis —> hommes, femmes, enfants et nouveaux nés ?

C’est une action de guerre abominable que l’on a pratiquée jusqu’au Moyen Age lorsqu’on assiégeait les villes pendant des mois —> les gens finissaient par se manger entre-eux avant de mourir dans d’atroce souffrance.
Les bombardements quotidiens de Tsahal rasent tout : infrastructures, routes, habitations, écoles, hôpitaux, centrale électrique, système d’approvisionnement en eau potable…
Le blocus et la suspension des aides humanitaires — denrées alimentaires, produits sanitaires, gaz, essence — ont pour but :  

—>      Rendre le territoire de Gaza invivable, inhabitable. 

—>      Obliger les Gazaouis à fuir ailleurs s’ils veulent survivre.

Mais vers où ? —> Question à un milliard de dollars à poser à… Trump, qui aurait peut-être la réponse. 

Face à cette situation inhumaine, que font les États de l’UE et les autres ? Ils protestent, se disent impuissants à faire empêcher ou changer la politique du gouvernement de Netanyahou. Alors ?
On s’en fout !

Il est cependant intéressant de remarquer qu’en ce qui concerne la guerre en Ukraine, les nations volontaires (UE + autres alliés) se mobilisent et prennent des sanctions contre la Russie pour faire plier Poutine. 

(En passant on peut aussi noter la similitude et la ressemblance entre Netanyahou et Poutine —> pour résumer : aucun respect pour le droit international ni pour les droits humains, volonté d’annexer des pays limitrophes, bombardements de civils, destruction des centres de vie, … etc.)

Les États ne font rien pour Gaza et les Palestiniens en général. Alors, que pourraient faire les ONG dans tout cela ?


Toutes les ONG essaient, d’abord, d’accomplir leur travail. Elles opèrent en milieu de guerre, et elles savent qu’elles n’obtiendront aucune considération de la part des Israéliens.
Depuis octobre 2023, à ce jour, plus de 300 travailleurs humanitaires sont morts à Gaza et alentour — c’est un record mondial, tout conflit dans le monde !
Malgré ces morts, et ceux à venir, ces ONG persévèrent, fidèles à leur engagement envers l’humanité. 

Comme il n’y a pratiquement pas de journalistes dans ces zones de guerre pour rapporter et témoigner, —> la majorité de ces ONG aurait la légitimité, en tant que témoins, de relater au monde toutes les ignominies de cette guerre commises par Tsahal ou le Hamas à Gaza, dans l’impunité la plus totale. —> Cependant, elles ne peuvent pas parler. Si elles crient trop fort leur indignation, elles risquent d’être « éjectées » par l’armée israélienne et de ne plus pouvoir aider les populations « martyrisées ». On se tait.
Alors, on s’en fout ?


Allons-nous continuer comme ça jusqu’à la disparition du dernier gazaouis ? 

En s’en foutant et en laissant faire, sans protester, —> ne sommes-nous pas complices de ce génocide et/ou de cette épuration ethnique des Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie ? 

Les ONG, rassemblées, ont le pouvoir de changer beaucoup de choses. Elles peuvent faire plier ou faire pression sur les États pour qu’ils modifient leur politique, surtout si elles se regroupent autour d’un projet commun. (L’union fait la force.)

Deux exemples :  

—>      Le Traité d’Ottawa, en 1997, pour le contrôle et la suppression des mines antipersonnel — à ce jour, 133 États l’ont signé. 

—>      Le Traité d’Oslo, en 2008, pour le contrôle et l’interdiction des armes à sous-munitions — à ce jour, 123 États l’ont signé.

Il serait peut-être possible de créer un collectif d’ONG pour faire pression en faveur d’un « cessez-le-feu » et, peut-être, ouvrir la voie à une négociation pour une paix durable à Gaza et en Cisjordanie.
Objectif : mettre fin à un génocide, à une épuration ethnique, à des crimes de guerre et redonner un peu d’espoir aux populations belligérantes. 

Merci de réfléchir à tout ça. Plaidoyer de Vital Jo B., rapporté par Victor Mac le 19/05/25.


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